Voyage à Trulala

Voyage à Trulala

Wladimir Kaminer, comme beaucoup de ses compatriotes, rêve de fuir l’URSS. Il faut dire qu’à la fin des années 60 “il y avait pas mal de problèmes de tous ordres : de l’ordre de la charcuterie, du sucre, du beurre et d’innombrables autres qui rendaient l’Union soviétique assez peu attrayante”.

Raisons suffisantes aux yeux de Wladimir pour tenter sa chance à l’Ouest même si longtemps, ses diverses tentatives  “d’escapades” vont se solder par des échecs, et ce jusqu’à ce que le mur de Berlin tombe, occasion pour le jeune Kaminer de découvrir le monde occidental. Va s’en suivre un road trip à travers l’Europe qui donnera lieu à des situations désopilantes, et nombre de rencontres improbables avec des personnages hauts en couleur, le tout décrit avec beaucoup d’humour dans Voyage à Trulala.

Dans son premier livre, Musique militaire, Kaminer dressait déjà au travers d’anecdotes plus drôles les unes que les autres le portrait de la Russie depuis les années 60 jusqu’à la chute du mur, le tout vu par les yeux de Wladimir, garçon ne prenant pas la vie au sérieux et farouche adepte du système D.

Confronté à la lourdeur de la bureaucratie et à l’omniprésence du KGB, Wladimir arrive ainsi tout de même à tirer son épingle du jeu grâce aux nombreux petits boulots et combines qu’il enchaîne (accompagnateur de bétail en train, gardien/animateur culturel de parcs, organisateur de concerts de rock clandestins dans les appartements moscovites, devin pendant son service militaire…). Au passage, ces deux ouvrages nous décrivent également les fléaux (misère et alcoolisme) qui ravagent le pays tout en gardant un ton décapant et drôle, et finissent par nous donner un bon aperçu de ce qu’a pu être la vie d’un “glandeur” chez les soviets.

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