La Galerie 5, sensible à l'actualité artistique, consacre toujours dans sa programmation annuelle une part belle au dessin: en 2009 en programmant Michel Crespin, à l'occasion de la sortie posthume de son album Villa Toscane, en 2010, en invitant l'artiste parisien Sammy Stein, initiateur depuis de la très belle revue Collection, et en 2011, en défendant le travail de Mathieu Delalle, dont les dessins exposés ont fait l'objet d'une acquisition par l'artothèque d'Angers. A Paris, le dessin est à l'honneur à chaque printemps avec le salon du dessin contemporain Drawing now.
Cette année, la galerie 5 a invité l'Ecole supérieure des beaux-arts d'Angers, soit vingt trois étudiants inscrits en art et en design, sous la tutelle de Bernard Calet et Pierre Besson.
Pour nourrir le projet du dessin " sans dessous dessus", la galerie leur a été présentée comme un lieu complexe : un lieu de circulation vivant, telle une rue, donnant à la fois sur des espaces de lecture et de travail (la bibliothèque) et sur un espace de lecture d'un genre tout particulier, celui de l'art contemporain (la galerie). Sachant que l'art contemporain permet à son tour une certaine lecture de notre société, la mise en abîme semblait évidente et le résultat à la hauteur du défi.
Ici le dessin devient pictogrammes, traits, lettrages, lumière. Il se transforme en flash code, en codes couleurs, envahit les sols, les murs, les volumes. Enfin, il habille et souligne l'architecture de nos paysages.