Description du document
Apprendre à philosopher en féministe
- Éditeur
- Paris : La Dispute, DL 2025
Liste des exemplaires
| Disponibilité | Prêt | Nombre |
|---|---|---|
| Disponible | Pret Normal | 1 |
- Sujet(s)
- Philosophie - Étude et enseignement Théorie féministe
- Description
- 1 volume (195 pages) : graphiques, couverture illustrée ; 23 cm
- Collection
-
Le genre du monde
Collection Le Genre du monde - Note
-
L'ouvrage a été publié avec le concours de l'université Montpellier Paul-Valéry et du laboratoire CRISES
Bibliographie pages 191-192. Notes bibliographiques
- Langue
- français
- ISBN
-
978-2-84303-347-6
Suffit-il d'ajouter des femmes aux programmes scolaires pour que l'histoire de la philosophie cesse d'être sexiste ? Une éducation féministe peut-elle être autre chose qu'un endoctrinement ? Pour Vanina Mozziconacci, loin de s'apparenter à une « éducation à l'égalité des sexes » qui Livrerait clef en main bonnes pratiques et bonne conscience, un apprentissage féministe de la philosophie vise au contraire à reproblématiser. Car philosopher en féministe, c'est refuser de se laisser enfermer dans une façon masculiniste de poser les problèmes. C'est découvrir le contrat sexuel, racial et âgiste sous le contrat social ; déceler le caractère genré de certaines postures argumentatives ; retisser par des récits le lien entre la métaphysique et le quotidien ; constater que des concepts clefs de l'histoire de la philosophie tiennent par connivence misogyne ; c'est, enfin, se demander à qui profite une pensée qui se présente comme désintéressée. Avec un ton engagé, parfois irrévérencieux, l'autrice montre qu'un tel travail de recadrage est nécessaire pour que la discipline cesse d'ignorer les expériences minorisées et qu'elle produise des concepts qui leur rendent justice. Et montre que le féminisme est aussi une lutte contre les injustices épistémiques.
P. 11 - Grands Esprits Sérieux et petites mains frivoles
P. 20 - « Ce qu’on m’a volé, je vous le rends »
P. 24 - Ne pas la leur laisser pour mieux la transmettre
Partie 1. Pourquoi des didactiques féministes ?
P. 33 - Chapitre 1. Ceci n’est pas un ouvrage de pédagogie féministe
P. 36 - Aux origines des pédagogies féministes
P. 40 - Exemple : le journal personnel et ses effets paradoxaux
P. 47 - Pédagogisation = dépolitisation ?
P. 50 - Passer d’une pédagogie à une didactique, passer de la psychologie à l’épistémologie
P. 57 - Chapitre 2. Une mission doublement impossible
P. 58 - Exemple : raconter la philosophie ou le diplôme de M. Truman
P. 64 - La didactique de la philosophie, ça n’existe pas
P. 68 - La philosophie féministe, ça n’existe pas
P. 74 - Et pourquoi pas ?
Partie 2. Principes et horizons : apprendre à philosopher féministement
P. 83 - Chapitre 3. Épistémologies féministes : d’où penses-tu ?
P. 84 - Exemple : le contrat social est aussi sexuel et racial
P. 89 - Rupture du contrat épistémique : une objectivité plus forte
P. 97 - Recadrage minoritaire : une problématisation plus forte
P. 100 - Mise en contexte pratique : une didactique critique et située
P. 106 - Retour sur la neutralité : un autre contrat didactique
P. 113 - Chapitre 4. Enseignement ou endoctrinement ?
P. 114 - Exemple : débat mouvant et trigger warning
P. 116 - Peut-on congédier les valeurs hors de la salle de classe ?
P. 120 - L’asymétrie de la relation pédagogique
P. 122 - La salle de classe féministe ne sera pas démocratique
P. 127 - Chapitre 5. Quelques horizons de travail
P. 131 - Faire autrement une autre histoire de la philosophie
P. 147 - Prendre garde au duélisme
P. 162 - Soigner l’hypercriticisme
P. 165 - Pratiquer une philosophie à la sueur
P. 183 - Conclusion