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Description du document

Forger le faux

les usages de l'écrit au Moyen âge

Éditeur
Paris : Éditions du Seuil, DL 2025

Liste des exemplaires

BU Saint Serge Niveau 2
Cote : 94 060 BER
Disponibilité Prêt Nombre
Disponible Pret Normal 1
Sujet(s)
Falsification - Europe - Moyen âge Désinformation - Europe - Moyen âge Tromperie - Europe - Moyen âge Écriture - Europe - Moyen âge Communication écrite - Europe - Moyen âge
Description
1 volume (513 pages) : illustrations, graphiques, couverture illustrée en couleurs ; 24 cm
Collection
L'univers historique
L'Univers historique
Note
Bibliographie pages [483]-513. Notes bibliographiques
Langue
français
ISBN
978-2-02-14942-11

Si les concepts de fake news et post-vérité semblent définir notre monde contemporain, le Moyen Âge n'était-il pas déjà l'empire du faux ? De la fausse donation de Constantin aux évangiles apocryphes, des fausses reliques aux faux monnayeurs, des milliers de fausses chartes aux comptabilités trafiquées, pourquoi la tromperie semble-t-elle régner à cette époque ? À y regarder de plus près, le faux vécu et pratiqué au Moyen Âge, loin d'être homogène, n'épouse pas nos tranchantes certitudes contemporaines. Car ces dernières tirent leurs origines d'un long cheminement qui, du XVIIe au XIXe siècle, n'a laissé de place que pour le blanc et le noir, le vrai et le faux. Il faut abandonner la notion figée de « faux médiéval », pour porter l'attention sur les « régimes de faux » et de tromperie, de forges et de forgeries. Ces derniers révèlent un rapport au savoir et à l'écrit, ainsi qu'une conception du pouvoir étonnants. Les médiévaux cherchent davantage à forger leur vie et forcer leur destin qu'à falsifier stricto sensu des documents. En ce début du troisième millénaire, le savoir connaît une révolution comparable, avec l'explosion du numérique qui s'accompagne elle aussi d'une viralité du faux. S'interroger sur sa constitution est en creux une manière d'éclairer ce qu'est le vrai. Une réflexion nécessaire, impérieuse.