Description du document
Vertige du jeu
la société française et les jeux d'argent, 1776-1933
- Éditeur
- Ceyzérieu : Champ Vallon, DL 2026
Liste des exemplaires
| Disponibilité | Prêt | Nombre |
|---|---|---|
| Disponible | Pret Normal | 1 |
- Sujet(s)
- Jeux de hasard - France - XIXe siècle 1801 1900 Jeux de hasard - France - 1900-1945
- Description
- 1 volume (421 pages-[8] pages de planches) : illustrations en noir et en couleurs, couverture illustrée en couleurs ; 24 cm
- Collection
-
Époques
Époques - Note
-
Notes bibliographiques. Index
- Langue
- français
- ISBN
-
979-10-267-1400-2
Les jeux d'argent forment un trait caractéristique de la civilisation urbaine du XIXe siècle, dont les maisons de jeu du Palais-Royal, avec leur public mêlé, sont le symbole et constituent un motif familier de la littérature. Face à l'importance du phénomène, les contemporains ont eu le sentiment d'une invasion ludique, marquée par la multiplication des lieux, des institutions et des formes de jeux, et par l'ampleur de la contagion parmi la population. Vertige du jeu retrace l'histoire des jeux, dont l'Etat tente de tirer profit par le lancement de la loterie en 1776 ou la création de la ferme des jeux, c'est-à-dire d'un réseau de maisons de jeu contrôlé par les autorités, sous le Directoire. Il prend aussi pour objet l'histoire de la sociabilité ludique, qui concerne tant les ouvriers que la haute société de cette époque, et des émotions des joueurs, qui expérimentent le thrill ludique et acceptent le risque de la ruine au cours d'une épreuve qui atteste leur qualité d'homme et représente une des conditions de leur intégration sociale. Il entend enfin étudier la question du jeu, une question morale, sociale et politique, qui agite les cercles du pouvoir, les instances religieuses et les sociétés de philanthropie, et fait réfléchir nombre d'observateurs, dont les médecins, qui l'inscrivent au début du XIXe siècle dans la médecine des passions. Risque pour la stabilité de l'ordre social, générateur de crimes et de délits, le jeu consume celui ou celle qui s'y adonne. Il devient ainsi un des aspects les plus sombres de la modernité et le joueur une des figures contemporaines de la souffrance morale.
p. 13 - Première partie. L’institution ludique
p. 15 - Chapitre I. L’invasion du jeu ou « la flamme du désir »
p. 53 - Chapitre II. L’Etat, la société et le jeu
p. 92 - Chapitre III. L’héritage de la ferme ou la survie de l’Etat croupier
p. 109 - Chapitre IV. Permanences et renouvellements des institutions ludiques
p. 165 - Deuxième partie. Jeux et joueurs : la sociabilité ludique
p. 167 - Chapitre I. Le déploiement du jeu
p. 189 - Chapitre II. L’effervescence ludique
p. 204 - Chapitre III. La société du jeu
p. 257 - Chapitre IV. Le divertissement ludique
p. 279 - Troisième partie. La funeste passion
p. 281 - Chapitre I. De la perversion ludique
p. 311 - Chapitre II. L’anarchie ludique
p. 331 - Chapitre III. Les risques du jeu
p. 371 - Chapitre IV. L’indéracinable penchant